[Séries TV] In The Flesh saison 2 : une saison qui a du mordant

By bolumrehberi.com

L’an dernier je vous avez touché deux ou trois mots sur une série Britannique : In The Flesh. Le bilan de la 1ère saison (3 épisodes d’1h) assez mitigé et pourtant quand vint l’heure de regarder la saison 2 : je fut bel et bien au rendez-vous.

  • Plus c’est long et plus c’est bon.

Dominic Mitchell, le créateur de la série, nous chouchoute cette année avec non pas 3 mais bien 6 épisodes ! Toujours d’une durée d’environ 1h, chaque épisode s’intéresse de près à un personnage secondaire et brosse ainsi un portrait pas toujours flatteur mais assez précis des habitants du village de Roarton. En toile de fond on retrouve Kieren Walker toujours en proie à sa culpabilité, ses doutes et ses peurs face à deux communautés qu’il ne comprend pas vraiment.

Kieren

  • To be or no to be a proud PDS sufferer ?

Si la première saison utilisait les Partiellement-Décédés comme métaphore pour parler de l’homosexualité, la seconde saison pousse un peu plus loin dans ce thème et pose la question de la place qu’on peut avoir au sein de la société. En effet les Partiellement-Décédés sont considérés comme des victimes/coupables par le gouvernement et doivent participer à un programme qui ressemble beaucoup aux travaux d’intérêt général, afin de retrouver un statut convenable au sein d’une société humaine. Et d’un autre côté nous avons l’ULA (the Undead Liberation Army) mouvement terroriste qui milite pour la liberté (voire la suprématie) des Partiellement-Décédés.

Alors que Kieren allait enfin partir vivre sa vie loin de Roarton, voilà qu’il va devoir faire un choix. Consentir au plan gouvernemental et s’écraser en espérant que ça aille mieux ou prendre les armes et assumer fièrement son statut « à part ».

Amy la BDFF de Kieren qui assume complètement d'être "au naturel"
Amy la BDFF de Kieren qui assume complètement d’être « au naturel »
  • L’amour n’a pas de date de péremption.

Voilà un autre thème que j’ai beaucoup apprécié dans cette nouvelle saison : les relations amoureuses/sexuelles entre humains et Partiellement-Décédés. Et quand l’une des figures les plus importantes du village se révèle être un client régulier du bordel à Partiellement-Décédés : SCANDALE !

Ou comment faire passer la nécrophilie pour un message de tolérance et d’amour. Oh ça va je plaisante ! 😉

Une fois encore, Dominic Mitchell pose dans un univers fantastique des questions sociales et morales tout à fait contemporaine. Les relations humains/Partiellement-Décédés se fait l’écho de la mixité raciale qui malheureusement, n’est pas encore tout à fait acceptée partout.

PDS

  • Un peu d’eau bénite pour relever le tout.

Non content d’avoir su développer ses personnages ainsi qu’un univers à la fois original et familier, le créateur de la série nous rajoute une bonne couche de guerre sainte !

Si dans la première saison, la religion avait une place importante elle n’était vue que du côté des humains. The Human Volonteer Force, groupe armé qui défendait la veuve et l’orphelins des vilains Pourris (Rotters en vo) était dirigé par le prêtre du village qui utilisait les versets bibliques pour justifier l’extermination d’une nouvelle race.

Dans cette seconde saison, l’ULA croit en une prophétie qui parle d’une Seconde Résurrection et que celle-ci ne peut venir que lorsque le Premier Ressuscité sera sacrifié. C’est en ça que consiste la majeur partie du suspens puisqu’on cherche à savoir qui est le ou la première et surtout en quoi consistera cette Seconde Résurrection.

Pas plus tolérants que les humains, les Partiellement-Décédés qui croient en cette prophétie sont prêts à tout en créant un nouvel apostolat et en suivant aveuglément leur leader.

Simon l'un des prophètes de l'ULA
Simon l’un des prophètes de l’ULA
  • Quid de la saison 3 ?

À l’heure où j’écris ces lignes l’avenir de la série est encore incertain. En effet, le géant médiatique BBC a décidé de faire des coupures budgétaires astronomique et de retirer sa chaîne BBC Three (qui produit et diffuse In The Flesh) de l’antenne et d’en faire une chaîne 100% numérique.

C’est avec cette information en tête que Dominic Mitchell décida de nous offrir un season finale relativement satisfaisant en cas d’annulation mais avec un excellent cliffhanger en cas de renouvellement.

“We don’t want to cheat the audience: we shut some doors, we end some stories, but we also leave some open, just in case. It’s exciting, but we’ll have to see if the viewers take to it, and I hope they do!” – Dominic Mitchell

SaveInTheFlesh

En conclusion In The Flesh saison 2 est à plus grande échelle que la première saison car on sort un peu du village reculé de Roarton, tout en parvenant à garder son côté fragile, subtile et touchant qui, pour moi, fait la marque de la série.

D’ailleurs je tiens à remercier FantastiCam de m’avoir fait découvrir ce petit morceau de télévision fort sympathique, même si maintenant c’est moi qui te fouette quand tu n’es pas à jour dans les épisodes 😉

Retrouvez également mon humble avis du mardi juste ici

8/10

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