Mad Max Fury Road – critique n°2

Une affiche très Borderlands *love keur keur*
Une affiche très Borderlands *love keur keur*

Mais où est la critique n°1 me demandes-tu ? Elle est du côté de mon Humble Avis. Avant de la lire, il faut savoir que c’était une critique à chaud sur un film que j’attendais beaucoup sans en attendre quoi que ce soit (étrange non ?!).

Si au premier visionnage j’étais un peu mitigée, j’avais cependant une énorme envie d’aimer le film. Et puis merde ce serait bien une première si je n’aimais pas un film avec Tom Hardy bon sang ! D’en parler avec des collègues aux discours construits et à la culture ciné toujours aussi incroyable (oui je parle de toi Alter Grego ^^) m’a rassuré quant aux questions je me posais et les réticences que j’ai pu avoir la première fois.

Alors forcément quand j’ai eu l’occasion d’aller le voir une seconde fois j’ai couru. LITTÉRALEMENT ! J’étais en retard !

Ouais je sais je raconte trop ma vie XD
Ouais je sais je raconte trop ma vie XD

Bref! Mad Max Fury Road c’est de la balle ! C’est LE film qui m’a le plus déstabilisé cette année. D’un côté tu as tout l’aspect blockbuster avec des putains d’acteurs (Tom Hardy, Charlize Theron et Nicolas Hoult) qui ont tous tâtés du films à gros budget. Tu as un réalisateur visionnaire qui te bombarde dans un univers post-apocalyptique avec des scènes d’actions qui font l’amour à tes rétines et te laisse sur le bord de la route pantelant(e).

Les chorégraphies sont splendides, d’une fluidité saisissante tandis que les crash routiers sont impressionnant, explosifs. Les scènes de combats sont féroces et transpire le réalisme (à contrario des carambolages). Fury Road est historique sans pour autant être capable de se renouveler dans son offre d’action vintage mais résolument moderne. Un hybride ce film je te dis !

Et d’un autre…bah d’un autre tu as le fond ultra travaillé, d’apparence simple mais en réalité beaucoup plus complexe. Les personnages n’ont rien du cliché dont on nous abreuve depuis des décennies dans le cinéma d’action, au risque souvent de nous prendre pour des cons (OUI C’EST À VOUS QUE JE M’ADRESSE MONSIEUR BAY !). Ils sont taiseux mais consistants. Le contexte, barbare et masochiste à souhait ne fait que servir un discours ouvert sur le féminisme. Dans Mad Max Fury Road la femme est considérée comme un objet utile, une propriété vue uniquement sous le prisme de la maternité (les mères pondeuses et les vaches en lait en gros) mais il y a Furiosa. L’Imperator d’un dictateur mourant et dégueulasse. Quel est son histoire ? Comment en est-elle arrivée là ? On en sait rien et je doute obtenir des réponses même en arrachants les ongles de George Miller (nan et puis y a le risque d’aller en prison et tout et tout). Si elle incarne la femme forte, farouche et droite, elle n’est pas complètement obtus, reconnait ses faiblesses et quand elle accorde sa confiance à quelqu’un, Furiosa se donne à 300%

mad-max-fury-road-furiosa

Je l’ai dit dans la critique n°1 et je le redis ici, Furiosa est une putain d’héroïne. Oui le film s’appelle Mad Max, mais tandis qu’il parcours les terres asséchées tel une ombre silencieuse mais impressionnante, Furiosa, elle, imprime l’image. Elle se colle à ta rétine et ne te quitte plus. Elle est l’impulsion nécessaire à Max qui, de part cette rencontre, se dit (enfin j’imagine puisqu’il ne cause pas beaucoup le bonhomme) qu’il serait peut-être temps d’avancer.

Ce qui est très fort avec Fury Road donc c’est que ça parle au final peu, mais on comprend de quoi il retourne. On saisit très vite que l’univers est violent, bordélique et barbare. La violence d’ailleurs n’est pas vraiment montré, le film ne souffrant d’aucune interdiction, mais je ne trouve pas ça gênant pour un premier film. Il s’agit avec Fury Road, pour Miller de revenir sur le devant de la scène, se rassoir sur le trône qu’il avait lui-même érigé il y a 30 ans tout en s’assurant donc de plaire aux anciens et de conquérir les nouveaux. Pour ma part, j’ai été conquise.

Mad Max Fury Road c’est le blockbuster anti-blockbuster par excellence (serait-ce le début d’un genre nouveau ?). Si tu décides de poser ton cerveau et de ne pas chercher plus loin que ce que tu as sous les yeux alors tu vas te dire : « Oh putain ! Ça c’est de l’action ! ». OK mais si tu as envie de plus que ça, tu verras alors plus loin. Tu verras que Miller s’en fout de tuer des vieilles ou des enfants, car si le sang est peu versé c’est qu’il y a d’autres choses plus essentielles et vitales qui meurent et/ou sont en danger durant cette épopée de deux heures. Le mec te parle des femmes si tu sais écouter. Le mec te parle de la rédemption, de l’espoir et de l’humanité à travers un film de courses poursuites punk-chromées avec des vieux riffs de guitares et des battements de tambour qui – étrangement – correspondent à ceux de ton coeur.

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Si tu vas voir Mad Max Fury Road et que tu l’aimes ne serait-ce qu’un chouilla, sache que tu es maudit(e) et condamné(e) à le revoir autant de fois que nécessaire pour être rassasié(e) et ça peut prendre un sacré paquet de temps.

Nota Balzi : à ce jour je l’ai vu deux fois et je compte bien y retourner encore avec qui qui veut y aller avec moi 🙂

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