en passant Les Top 9 de Balzi #2 : Mes films d’horreur des 90’s

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J’ai plusieurs amours dans ma vie mais l’un d’entre eux c’est définitivement le cinéma d’horreur. Qu’il se mêle à la science-fiction (Alien), au drame familiale (Mister Babadook) ou encore à la comédie (Shaun of the Dead), c’est un genre extrêmement prolifique et surtout très versatile. Mise à part avec l’action, l’horreur est le seul genre qui va de la sombre merde innommable à la perle rare en passant par l’OCNI (objet cinématographique non identifié). Ce n’est pas pour rien si 99% des nanars sont des films d’horreur/action et que certains acteurs issus de ces genres là sont aujourd’hui iconiques (oui Danny Trejo je parle de toi !).

Je me suis auto-biberonnée à ce genre – au grand désarroi de ma chère mère – mais étant une bonne chochotte je n’ai pas tout vu sous peur de faire un arrêt cardiaque et des terreurs nocturnes ^^

Quoiqu’il en soit, j’avais envie aujourd’hui de partager avec vous de l’autre côté de l’écran, mes films d’horreur des années 90’s. Ce qui ont été produits durant cette période étrange ou la veste en jean et le sac banane étaient in et les pogs faisaient fureur entre deux échanges de cartes Pokémon. On avait un walkman K7 et des lecteurs VHS dernier cri où l’ont pouvait enregistrer le double d’heures de programmes si on savait faire la bonne manip’ avec la télécommande. Ah le bon vieux temps 🙂

Ces films là je les ai – pour la plupart – découvert au collège, à une époque où j’avalais goulument des dizaines et dizaines de films chaque mois (avec ou non l’autorisation maternelle). Je remercie donc ces chaînes TV (qui ne diffusent plus que de la merde sans nom aujourd’hui) pour avoir, à une certaine époque façonné mon palais cinématographique. Je suis consciente que tous ne sont pas des chefs d’oeuvre mais ce sont les miens à moi avec une place toute particulière dans mon coeur.

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Sur ce – et j’arrête de déblatérer – place à la classe !

9 – Ça « Il » est Revenu (1990)

Cette adaptation de Stephen King a une place vraiment à part dans ma vie car techniquement il s’agit du tout premier film d’horreur sur lequel j’ai posé les yeux…à 4 ans ! Bonjour traumatisme des clowns !

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Durant mon adolescence je m’y suis reprise à plusieurs fois pour le voir et ce fut un échec cuisant à chaque fois. Je n’allais jamais plus loin que la blague sur le frigidaire (seule blague que je connaisse par coeur à ce jour d’ailleurs) et refusais d’aller prendre ma douche si ma mère ne faisait pas le pied de grue devant la salle de bain (j’étais jeune, hein). Je regardais anxieusement les syphons de lavabos, de douches et me méfiais comme de la peste des WC. Même durant l’épisode Cauchemar de Buffy Contre les Vampires je me bouchais les oreilles en hurlant lalalalala tandis que Alex (mon homme et homonyme) tentait d’affronter sa plus grande peur : les clowns !

Maintenant ça va, je suis guérie. J’ai revu le film, en entier cette fois, et je l’aime bien malgré ses défauts. J’ai même une figure POP sur mon bureau, un t-shirt à l’effigie de Grippe-Sou (Pennywise en VO) et un clown dans mes WC…la malédiction est brisée et une fois que tu as vu Tim Curry en portes-jarretelles ça va tout de suite mieux ^^

8 – 6ème Sens (1999)

J’ai hésité à le mettre là mais force est de constater que j’ai de « bons » souvenirs de visionnage à la maison. Me semble même qu’on l’avait loué et je sais qu’on avait sursauté comme pas possible et que le twist de fin nous avait laissé sur le cul. Depuis je me méfie des apparences et j’ai appris à faire attention aux détails. L’oeuvre de Shyamalan – moulte fois parodiée – n’en reste pas moins culte et iconique. Elle est une des bases de ma culture horreur en matière de mise en scène et maîtrise du jump scare. Notion que je découvrais véritablement à l’époque.

7 – Braindead (1992)

brrrr…je vais vomir…rien que d’écrire le titre de cet imbroglio de l’horreur j’en ai la nausée. Je ne suis pas fan des films dégueulasses. Non pas qu’il soit si gore que ça…non, si ! Il est ultra gore! Les effets spéciaux (qui n’étaient pas numériques) étaient absolument vomitoires ! Des bébés boursoufflés à la peau suintante, des bouts d’oreilles qui tombent dans la soupe etc…C’était la quintessence du beurk mais qu’est-ce que c’était drôle ! Ce film fait définitivement parti de ma liste « je ne mange pas en regardant ça » sous peine d’obtenir un résultat presque aussi dégoutant que le film. C’est comme les films d’horreur italiens des années 70’s. Ils me dégoûtent, me répugnent (mais en même temps je les regarde donc à qui la faute vraiment ?) avec cet extraordinaire sens du gore tangible, quasi palpable. Attrape un sac ou un seau et 3,2,1 VOMIS !

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6 – Cube (1997)

Quand je parlais du mélange des genres, Cube c’est une base de science-fiction avec une grosse dose d’horreur. Virant aussi sur le thriller psychologique cette oeuvre culte de Vincenzo Natali n’a jamais été égalée par aucune de ses suites ni par le reste de la carrière du réalisateur. Grace à Cube j’ai compris les nombres premiers et pour une fois dans ma vie fus intéressée par « les maths ». Il m’arrive souvent de parodier l’un des personnages (et quand quelqu’un comprend cette référence : quel bonheur !) et de me méfier des pièces cubiques, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre. Bien tordu comme il faut, Cube m’a lancé dans ma paranoïa vis à vis de la Théorie du Complot (entre ça et X-Files ça n’aide pas) et donné goût à ces films dont on n’a pas forcément l’explication finale.

5 – Urban Legend (1998)

« C’est lui le tueur !!! Non, non c’est pas lui ! Attends ! Non si c’est lui ! Non attend je sais pas. Bon aller je me décide c’est le Révérend Olive dans la Cuisine avec la Clef Anglaise. » What ?

Oui, Urban Legend c’est le tout premier film à m’avoir fait douter sur l’identité de la personne commettant les meurtres. Même pour Scream j’avais vu juste du premier coup mais là je ne sais pas, il y avait un je-ne-sais-quoi qui m’avait perturbé. Sans doute le délire général de cette pépite à la limite du nanar des années 90’s. Jared Leto se posait en nouveau beau gosse pour jeunes âmes en fleur et Lex Luthor avait des cheveux. Étant déjà intriguée par les légendes urbaines à l’époque (merci les camps de vacances!) je fut étonnée d’en connaître une sacrée dose lorsque je vis le film pour la première fois. Depuis je vérifie toujours la banquette arrière de ma voiture, me méfie des gens avec le même manteau que dans le film et surtout, surtout ne fais jamais d’appel de phares lorsque je croise une voiture qui roule feux éteints la nuit. Urban Legend c’est un putain de bon souvenir avec tous les copains et les copines le samedi après-midi dans le salon *souffle de nostalgie*

4 – Destination Finale (2000)

J’ai beaucoup hésité à lui offrir la 3ème place et franchement je ne suis pas 100% satisfaite de l’avoir mis là. Disons qu’en fonction de l’humeur la 3ème et 4ème place sont interchangeables. À toi de voir. Destination Finale fait partie de ces films dont j’ai usé la VHS. Tu peux d’ailleurs aller faire un tour sur ma liste Sens Critique à ce sujet (mais reviens ici après hein ?!). Le début d’une franchise disons-le médiocre et de moins en moins fun alors que le premier s’amusait avec un concept vieux comme le temps et tout aussi implacable : la mort. Le casting de quasi-inconnus a depuis fait un beau petit bout de chemin sur grand ou petit écran. Destination Finale est un des films d’horreur que je connais par coeur et qui m’aura marqué avec son postulat de départ « et si…*insérer concept délirant se passant dans un univers lambda* » qui aujourd’hui encore me rend quelque peu parano avant de prendre l’avion. Malgré ses défauts dont je suis consciente, il s’agit là d’un de mes films favoris de tous les temps. OUI MADAME ! (et monsieur, et les autres).

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3 – The Faculty (1998)

Blablabla j’ai hésité blablabla se référer à l’intro du numéro 4. Mais The Faculty là où il l’emporte sur Destination Finale d’un poil de cheveux car j’ai quand même vachement moins honte de le montrer à mes estimés êtres de vies (ami(e)s, familles et collègues). Bien qu’ils partagent beaucoup de similitudes : « et si *insérer concept complètement fou dans un univers lambda* », casting de fou quand on le regarde de nos jours, de l’humour et un délire inégalable et, à l’époque, plutôt original, The Faculty est nettement supérieur à Destination Finale. Je ne sais pas – et ne veut pas savoir – s’il y a eu des suites mais pour moi il n’y aura qu’un seul et unique The Faculty. Le film est parfait tel quel. Sa métaphore sur l’adolescence et cette quête perpétuelle d’identité propre fait du film non seulement un bon divertissement – surprenant au possible – tout en étant un objet intéressant de lecture. Je pourrais vous en faire une analyse détaillée mais j’ai un classement à terminé.

2 – Souviens-toi l’Été Dernier (1997)

Je devrais avoir honte de le mettre à la seconde place, de lui accorder la médaille d’argent tout simplement à cause de ce que j’ai dit à la 3ème position mais NON ! Et pourquoi ? Parce que Sarah Michelle fucking Gellar ! Ma Buffy, la soeur que je n’ai jamais eu, mon idole, mon modèle d’enfance (et de puberté) voilà pourquoi. Car dans ce slasher typique des années 90 mais qui rendait hommage, autant que faire se peut aux 70’s, SMG incarne une victime mais pas que ! Une poupée bien jolie, la blonde un peu demeurée, le stéréotype même contre lequel elle luttait avec l’aide de Joss Whedon dans la série Buffy Contre les Vampire, en lui insufflant une dose de charisme et de respectabilité. Les 4 héros sont des têtes à claques (le gosse de riche, la prude intello, le copain de la prude intello, et la blonde) il faut le reconnaître et nous avons droit au classique pétage de plomb où chacun accuse les autres de son malheur tandis que tout part en sucette. Mais n’est-il pas « classique » depuis Souviens-Toi l’Été Dernier justement ? J’EN SAIS RIEN ! T’as cru que j’avais vu TOUS les films d’horreur ou quoi ??? Mais si j’ai tort, n’hésite pas à me faire une chronologie, je serais ravie de la lire à la lumière chatoyante d’un cierge d’église.

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1 – Scream (1996)

Tout comme pour mon Top 9 des films Disney, je n’ai pas eu à cligner des yeux deux fois pour savoir qui serait sur la première marche du podium. Et loin de moi l’idée de faire de la démagogie ou de surfer sur une « mode ». Le fait que Scream soit n°1 n’a rien à voir avec le décès de Maître Craven (dont les hommages n’ont pas tant plu que ça, si tu veux mon avis) mais tout à voir avec son oeuvre et son influence sur ma vie cinématographique. Scream ne fut pas mon premier slasher movie mais il fut LE slasher de ma vie (oh q’c’est beau i_i). Celui qui m’a fait me sentir au chaud dans une communauté à part, avec ses codes bien particuliers qui ne demandaient alors qu’à être brisés (chose qui sera faite un peu plus tard avec le Splat Pack dont Craven sera un membre actif).

Scream c’est un hommage aux classiques de l’horreur, l’aboutissement d’années de travail dans un genre souvent ingrat mais ô combien jouissif lorsque les choses sont bien faites et reconnues en tant que telle. Même si l’histoire tourne autour de Sidney Prescott, le personnage de Gale Weather est tout aussi important car elle va connaître une évolution incroyable à travers la saga. Je n’ai jamais vu un personnage secondaire revenir avec autant de vigueur et de pugnacité dans une saga d’horreur et pour ça et tant d’autres choses : chapeau ! Les femmes sont à l’honneur dans ce film qui dénonce le fait qu’elles soient constamment des victimes à cause de leur sexe biologique et de l’image que l’Homme lui a accordé sous des prétextes fallacieux d’innocence et de pureté. Scream premier du nom a changé ma vie, mes vues sur le film d’horreur, et sur les trilogies car s’ils sont inégaux, Scream 1,2,3 ça se regarde tout seul et le 4 reste tout à fait sympathique même s’il est teinté par cette attitude blasée des nouvelles générations qui croient avoir tout vu et tout connu (oh le discours de la vieille brique !) alors qu’ils ne prennent pas le temps de grandir.

Écrit en un weekend par un maître du frisson, Scream est un bijou qui, à mes yeux, ne vieilli pas. Il est intemporel, juste et jouissif.

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Merci Monsieur Craven.

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