en passant Dans l’Oeil de Balzi #6 : Cooties – les enfants sont des monstres comme les autres

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Épisode un peu spécial aujourd’hui pour Dans l’Oeil de Balzi car je vais vous parler de COOTIES, un film qui date de 2014 mais aux dates de sorties chaotiques qui lui empêchent d’être vu par le plus grand nombre. En France, à ma connaissance, il n’a été diffusé qu’à l’Étrange Festival cette année. Il est toujours marqué en « prochainement » sur Allociné mais une sortie DVD est prévue le 1er Décembre 2015 aux USA tandis qu’en France 2016 est tout ce qu’on peut se mettre sous la dent.

Je ne vais pas vous faire une leçon de chose sur les 1001 façon de se procurer un film de nos jours. Je compte sur votre sens de la débrouille et de la ressource 😉

Bref !

COOTIES ça vous parle de quelque chose de formidable et de très contemporain : la relation entre professeurs et élèves. Il est indéniable que le rapport entre les deux a bien changé au cours du temps et qu’aujourd’hui la profession n’est plus regardée avec le même taux de respect et d’admiration qu’autrefois. Et le film insiste beaucoup sur le fait que les enfants d’aujourd’hui ne sont plus vraiment éduqué par leurs parents mais plutôt mis sous drogues (ce qui est très courant et banal aux USA afin de calmer l’anxiété et autres troubles du comportement) et jeté à l’école dans les bras de professeurs paralysés par un gouvernement timoré quant aux grandes questions de l’éducation.

Dans COOTIES les professeurs vont devoir se battre littéralement contre leurs élèves, non pas pour leur faire entendre raison mais pour survivre. Car voyez vous, un étrange virus frappe la charmante école élémentaire de Fort Chicken, transformant les marmots en d’affreuses créatures sauvages assoiffées de sang…d’adultes.

Blasée

On a face à nous une comédie d’horreur irrévérencieuse qui pourrait être le reflet inversé de The Faculty. Comédie d’horreur du début des années 2000 réalisée par Robert Rodriguez dans laquelle jouait un certain Elijah Wood où des lycéens isolés devaient lutter contre leurs professeurs visiblement possédés, mais aussi contre leurs camarades contaminés. COOTIES nous raconte une histoire quasi similaire mais le point de vue est celui des professeurs et on y retrouve…Elijah Wood. Oui, l’assimilation entre les deux films est d’autant plus simpliste qu’on y retrouve le même acteur. The Faculty parlait de la lutte adolescente pour trouver sa propre personnalité et surtout l’assumer face à une société rigide de codes et de cases. On apprenait tout en se marrant qu’être fidèle à soi-même était source d’une force incroyable.

Dans COOTIES on apprend que…que…qu’il ne faut pas manger des nuggets de poulet !

Non plus sérieusement, le film, en plus d’être une bonne parodie de film de zombie/survival horror, casse de la brique sur le dos du gouvernement et de son système éducatif sans vraiment prendre le temps d’être subtile. C’est d’ailleurs dans son manque de subtilité assumé que j’ai adoré cette comédie d’horreur car c’est le genre de film à dire tout haut ce que le spectateur peut penser tout bas.

Du genre (t’inquiète c’est pas du spoiler de fou) un des gamins infectés se jette sur une nana random et l’un des profs de s’exclamer : « Who is that lady ? (qui est cette femme ?) » tandis qu’elle se fait mettre en charpie et ce, pile au moment où je me disais « oh tiens une nana dont on ne connait pas le nom qui sert de chair à canon. »

Le fait qu’un des personnages le disent à haute voix crédibilise le n’importe quoi ambiant du film car il joue avec les codes (clichés même) du film d’horreur qui peut parler autant au néophyte qu’au fan du genre. Bien que pour saisir les clins d’oeils et autre, je pense qu’il faut avoir vu un minimum de classiques du film de zombie et de survival horror. C’est comme pour la Cabane dans les Bois, c’est un très bon film en soit mais c’est surtout un hommage fourni et consciencieux qui, si tu n’y connais rien de rien de rien en film d’horreur te passera alors royalement au-dessus. Rien de pire que des gens qui se tapent la cuisse de rire à côté alors que toi t’as pas compris.

COOTIES je vous le conseille car il est simple et efficace MAIS on ne mange pas devant. Répétez après moi :

« Je ne mangerai pas en regardant COOTIES. »

Nope (dégout) Rondoudou

C’est pour votre bien être que je dis ça car dès la scène d’ouverture particulièrement…viscérale, le film n’hésite pas à être graphique, à la limite de la remontée de bile incontrôlable.

Les gamins dans COOTIES sont donc d’affreux petits monstres qui sous le coup d’un virus les rendent d’autant plus dangereux (avant ils étaient juste chiants). Voir ces adultes désemparés s’en donner à coeur joie est d’autant plus jouissif que l’excuse de la survie est parfois remisée au placard car c’est toute la frustration enfouie qui ressurgit dans cette lutte acharnée.

D’ordinaire on ne touche pas à l’incarnation même de l’innocence. Au contraire, on la protège ou au pire on l’ignore.

« Maaaaamaaaaan j’ai un nouvel ami imaginaire qui veut tous vous tuer. »

« Mais oui ma chérie, vas faire tes devoirs. »

« Mais maaaamaaaan. »

« Chut ! Maman regarde Plus Belle la Vie. »

Dans COOTIES les gosses, ils bouffent, ils prennent cher et comme 99% d’entre eux étaient déjà horribles en tant qu’êtres humains miniatures ce n’est pas si grave de glousser tandis qu’on fracasse leur crâne avec une balle de base-ball. Si ?

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De gauche à droite : Jorge Garcia, Jack McBrayer, Alison Pill, Rainn Wilson, Elijah Wood, Nasim Pedrad et Leigh Whannell

Je suis la première à vouloir donner un coup de pied au cul d’un sale gosse mal élevé donc COOTIES ne me choque pas mais si vous êtes sensible il ne vaut mieux pas regarder ce film. (Arrêtez d’être sensible sinon XD)

Dans le genre « mais que ces enfants sont ignobles » il y avait eu Eden Lake en 2008 avec Michael Fassbender et Kelly Reilly qui voyaient leur tranquillité troublée par d’inquiétants jeunes hooligans.

Dans The Children (2008), les bambins se retournent contre leurs parents durant les vacances de nowel tandis que dans le Village des Damnés ils connaissent tous vos secrets et vous torturent avec leurs pouvoirs psy.

Et puis je ne vous parle pas de Children of the Corn issu d’un roman de Stephen King ou encore The Boy avec Elijah Wood et Rainn Wilson (décidément ils ont un problème à régler avec les enfants) premier film d’une trilogie concernant un jeune garçon de 9 ans sociopathe fasciné par la mort. Franchement il y a de quoi en faire… un TOP 9

Dexter swag

De la joie et du bonheur ! Faites des gosses qu’ils disent ! Mais les enfants c’est l’engeance du mal, l’Apocalypse faite chair ! Non, non ne succombez pas à leur petite face de Pikachu et surtout, surtout NE TOUCHEZ PLUS AUX NUGGETS DE POULET !

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