4 séries pour une critique !

Réunir 4 séries dans un même article, audacieux concept ou technique de léthargique faisant croire à une productivité sans pareil ? Bluff ou génie ?

giphy

Ni l’un, ni l’autre mes braves ! J’ai juste pas encore trouvé l’organisation optimale pour écrire régulièrement. Déjà que c’était compliqué avant pour cause de flemmardise aiguë maintenant y a Baybay Balzi dans le mix. PUTAIN ! La reprise de l’écriture que ça soit pour ce blog ou d’autres projets est donc délicate mais j’y travaille 🙂

Bref ! Qu’ai-je vu récemment ? Est-ce que c’était bien ? Les promesses ont-elles étaient tenues ? Qui a mangé le dernier cookie ? Toutes ces réponses et bien plus encore MAINTENANT !

*générique*

Les saisons 2 de Izombie et How To Get Away With Murder, la saison 5 de Grimm et la saison 1 de Wayward Pines sont passées sur mon PC entre deux accrochages mammaires de Baybay Balzi. Et si les deux premières étaient tout à fait à la hauteur de mes attentes, on ne peut pas en dire autant des deux autres.

Force est de constater que les scénaristes de Izombie et Murder se sont surpassés pour offrir chacun(e)s une seconde saison surpassant la première. On corrige les quelques petits couacs du début et on développe les personnages secondaires pour les amener au premier plan avec des intrigues, parfois un peu bateau, c’est vrai, mais bien ficelées.

  • Izombie – Saison 2

La série la plus mimi du moment – si, si j’insiste – décide d’augmenter un peu les enjeux en posant les bases de ce qui pourrait être une apocalypse à l’échelle nationale mais à visée internationale.

Je n’ai pas spécialement envie de vous faire un résumé des épisodes précédents (z’avez cas vous souvenir par vous même non mais) donc laissez moi juste vous dire que si vous aviez bien aimé la saison 1, la 2 vous plaira définitivement. La série développe avec soin et humour les relations entre les différents personnages, mettant plus en lumière celleux qui étaient jusque là secondaires, voire anecdotiques. Si Blaine reste le salaud qu’on adore détester, le grand méchant de cette saison, lui, est parfaitement haïssable du début à la fin. J’ai beaucoup aimé comment plusieurs sous-intrigues étaient en fait reliées les unes aux autres, créant ainsi un puzzle à grande échelle.

Clive Babineaux atteint enfin le niveau humanoïde tandis qu’on en apprend plus sur lui dans cette saison. Car jusque là comme le dit Liv, je pensais que le soir on éteignait Clive et on le rangeait dans son casier d’inspecteur de police. MAIS NON ! Il est humain, adorateur de cuisine cajun et fan de Game of Thrones (demandez-lui ce que fait George RR Martin en ce moment ^^).

clive-babineaux-izombie

La part belle des dialogues est donnée à Ravi dont il est inutile de préciser je suis 100% amoureuse !  Cette saison fut un vrai régal autant sur le fil rouge que les enquêtes annexes. On sent que les scénaristes et les acteurs/trices s’en donnent à coeur joie et ça fait bien plaisir à voir

8/10

  • How to Get Away with Murder – Saison 2

Oh bordel ! Déjà que la première saison m’avait coupé le souffle, voici que la saison 2 m’éclate la face avec son écriture ciselée au ton résolument contestataire ! L’intrigue principale étant ce qu’elle est (PAS DE SPOIL) la série ressort les mêmes ficelles que lors de sa première saison. Là où cette seconde édition est plus intéressante et rend encore plus accro c’est – comme pour Izombie – dans le développement des personnages secondaires Frank (MON CHOUCHOU !!!), Oliver, Bonnie et Asher.

Les autres ne sont pas en reste évidemment. Chacun(e) a droit à ses 15 minutes sous les projecteurs. Les relations – quelles soient d’ordre romantiques ou non – entre les membres du gang Keating sont loin d’être saines. Les secrets et les cachoteries s’accumulent, mettant en danger tout le monde et menaçant la qualité de leur travail. J’ai eu souvent envie de donner de bonnes claques à ces idiot(e)s qui refusent de communiquer mais force est de constater que c’est ce qui fait toute l’épice d’un bon drama. Il est évident que chaque membre possède de gros problèmes d’acceptation de soi, influant ainsi sur le capacité à faire confiance aux autres car comment croire un étranger quand on ne se fait pas confiance à soi-même ?

cast-season-2-murder

La saison 2 utilise sa notoriété pour dénoncer les méfaits de la patriarchie, du racisme et de l’homophobie en ramenant ces grands sujets de société qui font couler beaucoup d’encre et de sang à un niveau plus personnel qui peut toucher chacun(e) d’entre nous. Parfois, un dialogue enfonce une porte ouverte mais tant que tout le monde ne s’est pas engouffré dans cette fameuse porte, il vaut mieux rabacher le message que de le croire acquis et compris par le plus grand nobre.

Bref ! Une saison 2 sur le fond qui dépasse de loin la première saison et qui élève les attentes concernant la 3ème à un niveau presque cosmique.

Comment ça j’exagère ?

8/10

  • Grimm – Saison 5

Cette nouvelle saison de la série diffusée par NBC était d’une platitude déplorable ! Alors que certains Wesen s’organisent en factions violentes cherchant à revenir sur le devant de la scène par n’importe quel moyen, le combat prend une ampleur mondiale MAIS tout – ou presque – se passe à Portland. À moins qu’il ne s’agissent d’une bouche de l’enfer je trouve ça UN PEU GROS ! Alors oui, on essaie de justifier ce bloquage de décor avec des dialogues du type « Machin est allé à Istanbul et Prague, c’est le bordel là bas » ou encore « les méchants vilains commencent petit mais visent grands. » rajoutons à ça deux ou trois scènes de 3 minutes se déroulant sur notre bon vieux continent et de préférences du côté des grands buveurs de bières et shtrudel et zou : visée globale !

Deux organisations secrètes s’affrontent dans l’ombre, cherchant à obtenir les faveurs – de grès ou de force – des Grimm. Sur le papier il se passe tout un tas de choses – non je ne vais pas faire une liste – mais sur l’écran c’est mouuuuu.

La musique tente de compenser pour le manque de rythme et l’accumulation de dialogue creux et sans saveur mais le résultat est au mieux risible et au pire d’un kitch affligeant. Les seules interactions intéressantes sont entre le trio Hank, Wu et Nick surtout grace au flegme légendaire de Wu, qui dans cette saison, connait un développement fort intéressant. J’ai été particulièrement déçue de ce qu’ils ont fait à Rosalee qui, dans cette saison, n’est que l’ombre de son mari. Elle le suit partout (ou presque), ne prend aucune décision d’importance et pire, se retrouve en position de demoiselle en détresse ! La place des femmes dans Grimm a toujours été discutable jusqu’à l’arrivée de Trubel, qui dans la cinquième saison a prit du grade mais se retrouve surtout à suivre les ordres donnés par un homme !

grimm-cast-100-episode
le cast pour le 100ème épisode

Quasiment chaque épisode était une redite, prévisible à souhait. Alors certes, Grimm n’est pas la meilleure série policière fantastique mais jusque là elle remplissait son contrat. Cette saison 5 se contente du minimum ce qui à ce niveau est inacceptable et donnerait presque envie d’arrêter. Presque.

4/10

  • Wayward Pines – Saison 1

Aaaargh les potes c’est bien sympa mais quand ça te demandent, des larmes virtuelles plein les yeux, de regarder une série comment refuser ?

San cette micro-critique est pour toi !

Basée sur une série de romans écrits – à la base – par Blake Crouch, Wayward Pines nous vend du mystère à gogo. En effet dans le pilot, Ethan Burke (Matt Dillon) est victime d’un accident de voiture et se retrouve dans l’hôpital étrangement désert de la charmante bourgade de Wayward Pines, Idaho.

Ne se laissant pas amadouer par les douceurs de l’infirmière, il décide de prendre ses cliques et ses claques et de filers à l’anglaise. Sauf que monsieur l’agent – pas très – secret (puisqu’il dit à tout le monde qu’il est agent secret) n’a plus ni téléphone portable ni portefeuille. Va commander un Uber si t’as pas de cash ou ton appli favorite pour payer ! Heureusement il a une bonne mémoire et compose depuis un bar où officie Juliette Lewis (qui parait être soûle ou sous morphine à chaque scène) le numéro de sa femme qui commence doucement à s’inquiéter de ne pas avoir de nouvelles, ou encore celui de son chef qui semble plus au courant de son absence qu’il ne veut bien l’admettre. Résultat boite vocale pour madame et standardiste de la flemme pour le second.

wayward-pines-poster-matt-dillon

Ethan Burke a envie de tout péter mais surtout de se barrer. Il essaie mais il a des problèmes. Les Chevaliers et Laspallès en seraient très fiers d’ailleurs. Très vite on lui fait comprendre (on lui dit texto !) que tout et tout le monde est surveillé. Micros et caméras pullulent dans cette ville peuplée à 99% par des blancs (un des gros points faibles de la série) et le sheriff semble un peu trop zélé pour être un bon gars.

À travers ses différentes rencontres, Ethan Burke se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond à Wayward Pines et surtout que le temps a une autre définition là bas. Le premier épisode se la joue à fond sur le mystère avec une mise en scène qui se veut proche de David Lynch mais qui essaie trop pour être crédible. Je n’étais tellement pas convaincu par l’ambiance « ouuuuh mystère mystérieux » que j’ai failli en rester là. MAIS JE SUIS UNE AMATRICE PROFESSIONNELLE ! et puis j’avais promis comme on promet à son camarade de classe tombé au combat qui nous fait jurer dans un dernier souffle de dire à Johnny qu’il l’aimait.

BREF !

Wayward Pines c’est plein de bonnes intentions et possède une esthétique correcte et un casting qui tient la route surtout en la personne de Toby Jones ! (qui n’est même pas dans le trailer et c’est inadmissible !) Les plus jeunes et/ou les moins cultivés d’entre nous le reconnaîtront pour son rôle d’Arnim Zola dans Captain America ou encore celui perruqué et anecdotique du second présentateur dans Hunger Games. Toby Jones, acteur britannique verticalement contrarié est un grand habitué du théâtre et des seconds rôles. C’est donc très intéressant de le voir évoluer dans Wayward Pines car il commence comme le personnage sympathique mais qui cache très certainement quelque chose. Il en sait plus qu’il ne le dit, d’ailleurs au début il ne dit pas grand chose pour sauvegarder un peu de mystère mystérieux.

toby-jones-wayward-pines

La série a pour elle d’en révéler juste assez au fur et à mesure des épisodes pour nous accrocher car derrière chaque réponse se cache au minimum deux ou trois questions. C’est le B.A BA des séries pleines de mystère mystérieux non ?

Dans sa globalité Wayward Pines est une production efficace plutôt bien faite et qui ne fait pas de promesses en l’air. Sauf que lorsqu’on regarde de plus près, on remarque très vite les failles du système et c’est là que le bas blesse.

Pour une ville surveillée H24 je trouve que les personnages manquent cruellement de discrétion, ou alors ils s’en tapent qu’on entendent leur projet d’évasion. Les endroits névralgiques de Wayward Pines sont soient peu ou pas gardés soient possèdent comme par hasard un angle mort vachement pratique à exploiter. Même quand la série devance les interrogations des spectateurs/trices en établissant sa propre vérité on ne peut que constater les défauts de fabrication et d’exploitation. On nous parle du caractère répressif et de l’ultra sécurité de la bourgade mais on ne la voit pas vraiment, mise à part avec quelques gros plans grotesques sur les caméras. Certes les habitants sont un peu sur le qui-vive, certain(e)s plus mal à l’aise que d’autres dans cette ambiance faussement parfaite à la Disney, mais dans les faits la série ne pousse pas assez dans le détails et c’est dommage.

wayward-pines-satellite

Rajoutons à ça le manque de personnages non blanc – ce qui me pose de plus en plus de problèmes surtout avec les nouvelles productions – et le côté un peu trop patriarcale du personnage principale (les femmes restent en retrait malgré leur force et leur volonté d’agir) et ça donne une série qui pourrait mieux faire.

Le final s’en sort bien mais est-ce qu’il me donne envie de regarder la saison 2 ? Pas vraiment car la direction choisie au dernier moment m’a plus fait rouler des yeux que baver d’envie. Du haut de ses 10 épisodes ça se regarde facilement et surtout pour Toby Jones qui est parfait de bout en bout mais pour le reste c’est tout bonnement passable.

6/10 (dont +1 pour Toby Jones)

Publicités

Et toi tu en penses quoi ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s