Chroniques du Canada — les Balzi à l’hôtel

Je devrais plutôt dire aux hôtels car chaque jour ou presque nous devions changer de résidence temporaire.

Tu parles d’un stress quotidien !

going mad

Tous les jours il fallait s’assurer de ne rien oublier où que ce soit. J’ai bien dû vérifier quatre ou cinq fois que ma brosse à dent n’était pas restée sur le lavabo, mon livre sur la table de nuit et que je n’avais pas embarqué la télécommande au lieu de mon téléphone portable ! Et tout ça avec l’air cool et relax afin de pouvoir me la péter si Monsieur venait à oublier un truc.

Ouais je sais, c’est bas, mais il n’a jamais rien oublié si ce n’est la crème solaire dans son sac à dos alors qu’on passait la douane à l’aéroport (ô comme il va en entendre parler toute sa vie le pauvre). Bref ! Rien n’a jamais rien était oublié et chaque hôtel révélait un bon nombre de surprises…bonnes et d’autres moins bonnes.

Il faut savoir que chaque hôtel à sa propre politique en matière d’accueil, de prestation de service, de propreté et de quincaillerie. « Des heures de plaisir » comme le disait la guide. Ô combien avait-elle raison ! Chaque soir il fallait prendre un moment pour réfléchir à comment fonctionne la douche (et parfois aussi le lavabo). Étudier, tel un compagnon du devoir, la robinetterie afin d’éviter de se brûler avec de l’eau bouillante ou glacée. Et attention à ne pas oublier le tapis de bain ! Car les baignoires de l’ouest canadien sont parfaite pour une session de curling mais vachement moins pour prendre une douche…allez savoir !

Si mes calculs ultra complexes sont corrects il y a eu 8 hôtels différents car il y a eu deux hôtels où nous sommes restés deux nuits. Bref ! Maintenant M Balzi et moi pouvons affirmer être des fidèles (malgré nous) à la chaîne hôtelière Coast Hotels. Nous y avons séjourné à Vancouver, Nainamo, Sun Peaks et Calgary.

Sachant qu’ils proposent dans leurs salle de bain une robinetterie assez simple à comprendre, une tuyauterie qui n’a pas peur du papier toilette et du gel douche en bonne quantité, je dois dire que ce furent mes favoris (imagines-toi te laver la tignasse capillaire avec un savon ou un échantillon de shampooing de 25ml…franchement pas l’idéal). D’après notre brève expérience, c’est une bonne chaîne hôtelière de la côte Pacifique vers qui on se tournera si d’aventures nous retournons sur le continent américains et que le budget le permet.

Dans tous les hôtels visités on retrouvait presque à chaque fois une télé avec un bouquet de chaînes à la fois canadiennes, québécoises et américaines avec toujours la sacro-sainte internationale TV5 Monde ! Très souvent il y avait un mini frigo très bruyant que je m’empressais de débrancher et…la clim !!!

Aaaaah la clim ! J’aurais pu vous en écrire un roman. Les nord-américains (ce qui incluent donc les canadiens) adorent la clim. Si bien qu’ils ne peuvent pas vivre sans et ce qui est phénoménale c’est que personne ne semble en souffrir. Déjà que dans le bus c’était obligatoire de l’activer – sous peine de fondre – mais alors dans les lieux publiques je ne vous raconte pas ! Je m’éloigne un peu du sujet hotelier pour te donner un conseil : PREND TOI UNE PETITE LAINE ! Même si tu vas au McDo du coin prend un fichu pull ! Il y a eu des restaurants où les glaçons étaient inutiles dans nos verres tellement il faisait froid et je peux affirmer que dans certaines chambres d’hôtel ç’aurait été pareil si l’on avait pas pu éteindre le blizzard.

Dehors versus Dedans ! XD
Dehors versus Dedans ! XD

Le plus drôle, c’est qu’il y a eu des nuits où la chaleur étant insupportable et l’option fenêtre ouverte/moustiquaire en place insuffisante…la clim était soit inexistante soit en panne !!! Il n’y a eu qu’une seule nuit où nous avons eu besoin de la clim et que celle-ci fonctionnait et c’est celle où je me suis faite manger par les acariens. Aucun lien certes si ce n’est que je n’ai pas dormi ou presque pour ensuite enchaîner avec des nuits étouffantes passés à faire l’étoile de merde (oui tu as bien lu) au milieu du lit. Et quand tu es debout à partir de 6h du matin et parcours des centaines de kilomètres par jour (OK y a du bus mais y a aussi de la crapahute et du social à faire ! Sans parler des splendides paysages à voir que si tu dors…bah ils sont vachement plus flous du coup !) tu as pour ainsi dire besoin d’un bon sommeil.

being-human-uk

Du coup après une bien mauvaise nuit ce qui compte le plus c’est *roulements de tambour* UN BON PETIT DEJ ! Si dans la plupart des établissements c’était assez correct, je dirais que d’autres ne sont vraiment mais alors vraiment pas foulés !

L’instant Trip Advisor vous est offert par Balzi ! ^^

Le pompom du foutage de gueule matinal revient au Spruce Grove Inn de Banff !

Si les chambres ne payaient pas de mine on y dormait assez bien et ce n’est pas la télé à tubes cathodiques qui me fera dire le contraire. Il faut savoir que le Spruce n’offre pas de repas (ni ne fait le change pour de la monnaie), et que c’est la galère pour obtenir un code wifi (ah les problèmes des industrialisés !!!). Mais et c’est là qu’on attrape la queue de Mickey sur le tourniquet de la connerie : il faut aller dans l’hôtel d’à côté, le Voyager Inn (encore plus pourri que le Spruce) pour obtenir pittance ! Donc tu vas dehors – heureusement pour nous il faisait beau – et tu rentres dans un autre établissement et tu cherches le mangé qui se trouve dans une salle de conférence froide – littéralement – où tu manges tu pain rassis et des fruits congelés en compagnie de Hamish quant à eux tout à fait satisfaits du luxe apparent !

Oui le contraste fut saisissants entre cette communauté souriante et silencieuse (qui portait des baskets aux pieds) et nous les français, râlant pour ne pas changer, devant du pain même pas sortis du plastique. Gloire aux plastiques en couverts, assiettes en cartons et goblets en polystyrènes dont nous fumes les utilisateurs comblés durant ce pique-nique intérieur où le vent frais du matin climatisé soufflait sur nos mines ravies !

…>_<…

La guide – grande manitou – a poussé un coup de gueule dans les bureaux (d’autant que ce n’était pas la première fois que nous étions relégués comme des pouilleux dans une salle nue avec un service déplorable et une nourriture industrielle manquant d’une présentation un tant soit peu potable) et hop le lendemain nous mangions dans l’espace restauration du Voyager Inn, avec vu sur l’extérieur (le parking des bus le matin c’est une vision enchanteresse =D) avec un BUFFET !!! Ô comme on s’est fait péter la panse ce matin là…et comme nous avons ensuite « cogner des clous » ( = « piquer du nez » en VF) dans le bus !

Cool Thumbs Up

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